Histoire - Patrimoine
Patrimoine – Mémoire vive
Historique de la commune
Article publié le 25/05/2012 22:35
La découverte en 1922 d’une grotte datant de l’époque magdalénienne indique que le site est occupé depuis les hauts temps préhistoriques. Découverte par Norbert CASTERET, elle est aujourd'hui fermée au public.
Montespan est surtout connu à partir du moment où la famille d’Espagne s’installe sur ce territoire. Vers 1235, la fille d’Arnaud d’Espagne, seigneur de Montespan, épouse Roger de Comminges, vicomte de Couserans.
L'origine du nom de Montespan est donc une déformation de Mont d’Espagne, d’après le nom de la famille seigneur du lieu jusqu’au XVème siècle. Les seigneurs de la famille d’Espagne s’y installent au Xllle. La commune sera propriétaire du château en 1995.
En 1663, Louis-Henri de Pardailhan-Gondrin épouse Athénaïs de Rochechouart-Mortemart. Elle deviendra la Marquise de Montespan, et rendra le nom et le village célèbres en devenant la favorite de Louis XlV.
Le moulin de Montespan date de l'époque médiévale, trois meules fabriquent de la farine jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.Vers 1870 une scierie est adjointe sur le site du moulin. Patrimoine privé, il est visitable sur rendez-vous.
Le lavoir de Saint-André (5 x 3,5m) est protégé par une toiture à quatre pentes soutenue par douze piliers en bois. Ce lavoir présente la particularité d’avoir été creusé à même le sol.
La Pietà de la chapelle Notre-Dame représente une statue de la Vierge de piété retenant le corps nu de son fils avec son bras gauche. Avec son bras droit, levé vers le ciel, elle implore Dieu.
Montespan possède une école, les anciennes écoles ont été transformés en logements communaux.
La grotte de la Hountaou Réseau souterrain
Article publié le 25/05/2012 22:56
Ce réseau, d’1,2 km, suit une faille, sud-nord, du calcaire urgonien (crétacé moyen). Le ruisseau, qui le parcourt, traverse la colline de part en part. Il draine les eaux côté Ganties qui ressortent, au nord, à Montespan.
De
tout temps, quelques locaux intrépides ont effectué cette traversée en
période de sècheresse, se contentant de suivre le lit du ruisseau à la
lueur d’un maigre éclairage.
Mais c’est en 1922 que la cavité révéla toute sa richesse archéologique ;
Norbert CASTERET, après avoir franchi 2 voûtes mouillantes y découvrit des gravures et modelages d’argile de la période magdalénienne (il y a 15 000 ans) dont la célèbre statue d’ours acéphale.
Ces gravures, tout au long du réseau, et particulièrement dans la galerie dite de la scène de chasse, représentent le bestiaire de l’époque où le Comminges était une steppe froide faiblement arborée, parcourue par les troupeaux de chevaux sauvages, de bisons et de rennes.
La grotte ornée dédiée aux rites
chamaniques de la chasse, a révélé depuis peu sa fonction d’habitat par
la découverte d’un foyer d’occupation dans la salle dite de Montespan
(à 120 m de la sortie du réseau).
La cavité n’est pas accessible au public car vouée, depuis 1985, à la recherche scientifique...
Germain DODOS
